Comuniqué de Presse 147/06
LE BUREAU DU RAPPORTEUR SPÉCIAL POUR LA LIBERTÉ D'EXPRESSION COMMENCE UNE ETUDE SUR L'ÉTAT DES INVESTIGATIONS DANS LES 172 CAS DES JOURNALISTES ASSASSINES DANS LA REGION
Washington, D.C., 1 août 2006. Le Bureau du Rapporteur Spécial pour la Liberté d’Expression de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) de l'OEA a commencé une étude spéciale sur l'état des investigations visant les assassinats des journalistes commis dans la région pendant la période 1995-2005, qui pourraient avoir lieu à l'occasion de l'exercice de l'activité journalistique.
En effet, la recompilation initiale travaillée par le Bureau du Rapporteur - qui inclut les noms, les dates et les circonstances des assassinats - indique que dans la période étudiée il y a eu 172 assassinats des journalistes, distribués comme suit: Argentine (2), Bolivie (1), Brésil (24), Canada (2), Colombie (83), Costa Rica (2), Écuador (1), El Salvador (1), États Unis (1), Guatemala (9), Haïti (6), Honduras (1), Mexique (24), Nicaragua (4), Paraguay (2), Pérou (4), République Dominicaine (2), Uruguay (1) et Venezuela (2).
À ce sujet, à partir de cette recompilation initiale, le Bureau du Rapporteur Spécial pour la Liberté d’Expression demandons des informations aux États respectifs, ainsi qu'aux organisations non- gouvernementales et à d'autres institutions, quant à l’état des enquêtes sur ces crimes. Le but de l'étude est d'élaborer un tableau final avec l’information spécifique sur les résultats des enquêtes effectuées sur chaque assassinat, et une analyse générale de la situation dans la région.
L'information concrète sollicitée concerne : l’accusation ou la condamnation actuelle des auteurs matériels du crime, instigateurs, ou complices dans ces assassinats; l'étape de la procédure où se trouvent les affaires respectives; la privation de liberté de personnes liées à ces assassinats, et la détermination de la connection entre ces meurtres et l'exercice de l'activité journalistique des victimes.
Le Rapporteur Spécial pour la Liberté d’Expression, Ignacio J. Álvarez, a indiqué que le Bureau du Rapporteur a décidé d’effectuer cette étude en considérant que "l’assassinat des journalistes constitue la façon la plus brutale de limiter la liberté d'expression, et l’absence d’investigations et de sanctions appropriées peut rendre propice la perpétration de nouveaux assassinats."
Pour plus d’information sur le Bureau du Rapporteur Spécial, visitez notre Site Web: http://www.cidh.org/relatoria
Other Languages
English
Español
Português
|