Déclaration Conjointe
Déclaration Conjointe:
Rapporteur Spécial sur la liberté d'Expression de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de l'Union Africaine (CADHP) et Rapporteur Spécial sur la Liberté d'Expression de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme de l'Organisation des Etats Américains (CIDH -OEA)
Réunis au siège de l'OEA à Washington DC pendant la semaine du 28 février 2005 avec le soutien de ARTICLE 19, Campagne Globale pour la Liberté d'Expression;
Rappelant et réaffirmant l'importance de la liberté d'expression dans la consolidation de la démocratie et l'état de droit, et pour la jouissance d’autres droits de l'homme;
Notant l'importance des mécanismes régionaux pour la promotion de la liberté d'expression et la nécessité de promouvoir ces mécanismes dans toutes les régions du monde;
Accueillant la récente création du bureau du Rapporteur Spécial sur la Liberté d'Expression au sein de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples;
Réaffirmant les principes prescrits dans la Déclaration de Principes sur la Liberté d'Expression en Afrique, adoptée par CADHP en octobre 2002 et la Déclaration de Principes sur la Liberté d’Expression, adoptée par la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme en novembre 2000;
Reconnaissant les progrès réalisés dans certains pays de nos régions concernant la protection de la liberté d'expression et l'accès à l'information;
Préoccupés par les défis multiples faisant obstacle à la liberté d'expression dans nos régions;
Adoptons la Déclaration qui suit:
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Tous les membres de la société doivent être libres de discuter des questions d'intérêt public et de participer librement au débat public sans peur de représailles soit sous forme d'attaques physiques et d'agressions ou par le biais de mesures judiciaires;
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Les journalistes et autres professionnels des médias, ainsi que les défenseurs des droits de l'homme, sont régulièrement victimes de menaces, d'attaques et d'assassinats dans plusieurs pays d'Afrique et des Amériques. Ces crimes ont des effets négatifs sur la liberté d'expression qui sont exacerbés lorsque les gouvernements manquent de diligenter des enquêtes complètes et de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes;
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Les lois sur les délits de presse sont régulièrement utilisées en Afrique et dans les Amériques pour empêcher la critique des autorités publiques. Dans les sociétés démocratiques, les activités des autorités publiques doivent être ouvertes à l’examen du public. Les lois sur les délits de presse intimident les individus et les empêchent d’exposer la mauvaise administration des autorités publiques, de telles lois sont, par conséquent incompatibles avec la liberté d'expression.
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La liberté d'expression exige que différents points de vue puissent être entendus. Le contrôle étatique des médias ainsi que les lois et pratiques qui permettent le monopole des entreprises de presse, limitent le pluralisme et empêchent le public d'avoir accès à certains points de vue.
Andrew Chigovera, Rapporteur Spécial sur la Liberté d'Expression de la CADHP
Eduardo Bertoni, Rapporteur Spécial sur la Liberté d'Expression de la CIDH-OEA
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